Essai LOTUS EXIGE SV6

Au salon de Francfort en septembre dernier, Lotus présentait sa nouvelle Exige S. Au début du mois de mars, c'était à la version Roadster de faire sa première mondiale. Son succès ne s'est pas fait attendre, Lotus ayant déjà enregistré 400 commandes fermes.

Pour rappel, elle embarque en position centrale arrière un V6 3.5l de 350ch et 400Nm de couple.

Avec un poids de 1.170kg , la mécanique permet au coupé d'effectuer le 0-100km/h en 3.8s et d'atteindre la vitesse maximale de 274km/h.
Le Roadster réclame de son coté 4.0s pour le même exercice.

Les premières Exige ont été livrées à leurs propriétaires européens en fin d'année 2012.

 

 

 

Notre Pilote maison ERIC GONNET engagé en Championnat de France des rallyes, l’a essayé et vous donne ses premières impressions.

 

 

 

« Par un beau mercredi ensoleillé de juin (c’est tellement rare qu’il faut le signaler) j’ai eu la chance d’être convié à un essai routier de la nouvelle exige S V6.

La belle nous attendait au golf de Saint MARC.

Avec une belle robe verte métallisée, elle avait fière allure au milieu du parking qui surplombait le « green ».

 

Au premier coup d’œil la voiture apparait tout de suite plus imposante que son ainée. La face avant est plus agressive et l’arrière plus large. Les jantes de 17" à l’avant et 18" à l’arrière, dévoilent de gros étriers 4 pistons qui devraient enfin corriger cette aberration de son ainée  qui arborait de vulgaires étriers de Safrane à l’arrière ne permettant pas de profiter pleinement des 4 pistons à l’avant.

Elle est plus longue de 30 cm ! Et plus large de 8 cm.

 

L’intérieur est identique, à quelques détails près, à celui de l’exige actuelle, sauf qu’il est moins beau car il n’y a même plus de peau retournée sur le tableau de bord, juste du vulgaire plastique dur, tout du moins pour la version d’entrée de gamme et le pack sport .

 

La grosse nouveauté c’est le compartiment arrière avec un coffre deux fois plus grand qu’avant (bon d’accord, avant on ne pouvait rien mettre) et surtout le capot moteur en verre laissant apparaître le gros six cylindres de 3.5 l coiffé d’un compresseur sans échangeur.

Il n’y avait déjà pas beaucoup de place avant dans le compartiment moteur et bien là il n’y en a plus du tout !!

Bon assez tourné autour, allons essayer la bête, musique maestro ! Et là on peut dire musique parce que la symphonie est vraiment belle !

La voiture possède 3 modes, Touring (assistance électronique totale et échappement plus feutré)  Sport (idem Touring mais son Race)  et Race (sans assistance avec uniquement l’ABS et valves échappement ouvertes à fond).

Inutile de vous dire que j’ai roulé qu’en mode Race tellement le son est fantastique. C’est simple j’avais l’impression de retrouvé le son de la Ferrari F430 en mode Race justement.

La route empruntée pour l’essai  comportait plusieurs types de profils intéressants avec du serré, du large et du bosselé.

Nous étions accompagné par un moniteur d’école de pilotage qui a été très cool avec moi puisque qu’il m’a laissé faire tout ce que je voulais et me prévenais juste des endroits « à risque »… pour mes points. Bon il s’est un peu renseigné avant  …

 

Attention  on n’a pas fait des chronos de spéciale, on est resté cool, mais j’ai pu rouler franchement quand nous étions au milieu des champs avec une bonne visibilité.

La 1ère chose que l’on ressent tout de suite c’est la réponse de la voiture à la moindre sollicitation de la pédale d’accélérateur. La voiture part instantanément et vous colle bien au siège de 1500 tr/mn à 7000, le couple de plus de 410 Nm y est évidement pour quelques chose. L’amortissement est bien mieux qu’avant, la voiture ne sautille plus sur « l’ondulé ».

Dans les courbes rapides l’allongement de l’empattement est très bénéfique car la voiture est beaucoup moins nerveuse et elle est beaucoup plus stable, plus rassurante, moins vive.

Dans le serré, certes on sent bien le surplus des 250 kg mais elle est beaucoup plus docile à inscrire et plus progressive alors qu’avant si vous aviez le malheur de dépasser les 20° d’angle en glisse ça pouvait vite se compliquer et se terminer souvent en tête à queue.

Ca freine fort, bien en ligne et je pense plus court que son ainé malgré le surplus de poids.

 

Concernant la boite de vitesse, en voulant augmenter le rythme j’ai loupé et fait craquer la cinq (oh pardon monsieur le moniteur) elle est  lente et demande un peu de décomposition sinon ça ne passe pas.

Les frustrés du Drift vont avoir le sourire avec la V6 car elle s’y prête volontiers comme une bonne M3 .

Tient Monsieur le moniteur je peux me refaire un tour de rondpoint pour bien valider mes impressions … pas de problème mon brave mais au 3ème tour il faudra penser à laisser rentrer les automobilistes qui voudraient passer de l’autre côté….

Ah oui pardon !

 

Retour au point de départ « tranquillement » en testant les différents modes.

Conclusion, voiture fantastique du  point de vue « Race » avec un son envoutant, reste à valider en attaquant fort.

Les autres modes ce n’est pas à moi qu’il faut le demander, ça ne m’intéresse pas trop vu que je n’utilise jamais de Lotus pour rouler sur la route tranquille.

 

Sur le chemin du retour à bord de ma C3 commerciale je me prenais à rêver de la transformation de la voiture en version course made in GE Concept… »

Pour résumer :

 

Point positifs :

Très bon châssis, supprime les inconvénients de l’ancienne, Moteur avec une plage d’utilisation totale et un son digne d’une GT

 

Points négatifs :

Boite lente, Surpoids et finitions trop « plastiques durs » pour les accrocs des beaux intérieurs (mais le Roadster semblerait corriger la finition intérieur avec un "full" cuir).

 

 

Fiche technique (cliquez ici)